Les Plafonds peints et « Les Réseaux Sociaux Du Moyen Age » sur Télématin

La mise en ligne du reportage vidéo sur les travaux de Pierre-Olivier Dittmar et la publication de l’article de Charline Zeitoun dans le journal du CNRS (mentionnés dans notre article précédent) ont attiré l’attention de William Leymergie de Télématin. La reporter Laurence Beauvillard-Lesgourgues a réalisé un tournage au début du mois de janvier concernant les plafonds peints de Capestang et Narbonne. Il a été diffusé le samedi 26 janvier 2013 et peut se trouver sur le site de télématin dans la vie des sciences

Vous pouvez revoir ce reportage sur la page de Télématin de la chaîne France 2 en cliquant ici.

 

 

Reportage vidéo : les recherches de Pierre-Olivier Dittmar sur le site du CNRS.

L’article de Charline Zeitoun intitulé « Les plafonds polissons du Moyen Age » paru dans le journal du CNRS n°269 de novembre-décembre 2012 est téléchargeable en cliquant ici. Vous pouvez également le retrouver au sein de notre bibliographie sur le site RCPPM.

 

Au sein de cet article, Charline Zeitoun nous invite à visionner le documentaire réalisé sur Pierre-Olivier Dittmar en ligne sur le site du CNRS (ici).

Dans ce reportage, Pierre-Olivier Dittmar expose ses travaux et parmi eux ceux qui concernent les plafonds peints médiévaux. Cela correspond au début de l’enquête photographique du CNRS mentionnée dans notre article précédent :

Préparation d’un documentaire en moyen métrage par le CNRS sur les recherches iconographiques et techniques concernant les plafonds peints

Préparation d’un documentaire en moyen métrage par le CNRS sur les recherches iconographiques et techniques concernant les plafonds peints

Le tournage de ce documentaire en moyen métrage a commencé au mois de juillet 2012 dans le cadre d’une enquête sur les jeunes chercheurs du campus Condorcet, photographiée par Claude Delhaye.

Pierre-Olivier Dittmar, également ingénieur d’études au sein du Groupe d’Anthropologie Historique de l’Occident Médiéval à l’EHESS et membre actif de la RCPPM a été choisi comme l’un d’entre eux et a commencé ainsi la collaboration avec le service CNRS Images pour la production d’un « POM » (petite oeuvre multimédia) à destination du futur campus Condorcet.

Le projet a pris de l’ampleur. On y verra à la fois l’intérêt de l’étude iconographique des plafonds languedociens, mais aussi les analyses scientifiques qui l’accompagnent (études dendrochronologiques destinées à établir la date d’abattage des bois des charpentes, analyse des pigments), les procédés médiévaux de fabrication des pigments, les restaurations en cours, mais aussi le point de vue d’un architecte en chef des Monuments historiques, celui de la DRAC et ceux des responsables des politiques patrimoniales locales ou régionales.

Au début du mois de janvier, le tournage a concerné le château de Capestang, le plafond du musée archéologique de Narbonne, l’abbaye de Saint-Hilaire dans l’Aude et les closoirs acquis par la municipalité de Lagrasse, en cours de restauration. Il se prolongera avec des interviews dans les laboratoires d’Aix-en-Provence et de Barcelone, puis avec un reportage sur le plafond nouvellement découvert à Puisserguier (Hérault). Le site de la RCPPM profitera largement des archives de ce tournage.

27.12.2012 sur France Culture : Interview de Monique Bourin et de Pierre-Olivier Dittmar sur les plafonds peints languedociens du XVe siècle.

Le Jeudi 27 décembre 2012 sur France Culture, dans la seconde partie de l’émission « La Marche des sciences », Catherine de Coppet rencontre Monique Bourin et Pierre-Olivier Dittmar pour une interview sur les plafonds peints Languedociens.

Pour écouter l’émission, cliquez ici : France culture RCPPM MP3

Pour plus d’informations encore, n’hésitez pas à consulter les liens à ce sujet sur la page de France Culture, La Marche des sciences: http://www.franceculture.fr/emission-la-marche-des-sciences-les-grands-singes-et-nous-2012-12-27

Dépose et analyses des plafonds peints au bestiaire, Musée de La Cour d’Or–Metz Métropole

Les plafonds au bestiaire peint de la seconde moitié du XIIIe siècle découverts à Metz à la fin du XIXe siècle sont présentés depuis près de 40ans dans trois salles du parcours médiéval consacrées au décor des intérieurs civils messins de la fin du Moyen Age (cf.notice du plafond). Depuis le 25 juin 2012, ils ont entièrement été déposés et dépoussiérés pour être stockés en réserve durant tout l’été, à l’occasion de la réfection des sols endommagés depuis l’hiver 2010 (fracture causée par l’absence de joints de dilatation lors de l’aménagement de la salle dans les années 1980).

La programmation de ces travaux a offert l’opportunité d’étudier de manière approfondie ces plafonds peints qui n’ont été jusqu’alors que partiellement examinés. Pour la publication de son ouvrage en 2007 intitulé L’étrange bestiaire médiéval du musée de Metz : un poisson dans le plafond, Jérôme Fronty n’avait obtenu qu’une analyse dendrochronologique partielle des plafonds de la rue Poncelet. En effet, seule une trentaine de planches sur 280 était accessible. Aujourd’hui, avec la dépose entière de ces ensembles qui permet une accessibilité inédite aux planches en chêne, le Laboratoire d’étude et de datation du bois par dendrochronologie de Besançon (LeB2d) va intervenir sur l’intégralité de l’œuvre courant juillet. Dès lors, il sera certainement possible de resserrer davantage la date d’abattage du bois qui a servi à la mise en oeuvre de ces ensembles (actuellement située entre 1220 et 1241), peut être d’en définir la provenance, les outils utilisés et la qualité d’exécution du système d’assemblage grâce à l’étude tracéologique.

L’accessibilité totale aux planches des plafonds peints est une opportunité unique dans son histoire. Elle va permettre de réaliser, dans le courant de l’été, une campagne photographique en haute définition de chaque planche. Une fois l’ensemble des éléments relevé, photographié, détouré et mis à l’échelle 1/20e (normes archéologiques) aux moyens de logiciels informatiques, il sera possible de reconstituer numériquement les plafonds peints et d’en restituer l’ordre médiéval. Il faut savoir que ces plafonds ont de nombreuses fois été déplacés. La succession de ces présentations muséographiques fait certes, partie de leur histoire, mais nous ne sommes plus certains, à l’heure actuelle, que leur ordre initial ait été conservé. Néanmoins, un relevé de l’architecte Wilhelm Schmitz effectué au moment de la découverte (1897) semble demeurer cohérent, et servira de base au travail de reconstitution.

                    

La réouverture des salles est prévue à l’occasion des journées du patrimoine (15-16 septembre 2012) et permettra de découvrir ou de redécouvrir cet ensemble majestueux, emblématique du patrimoine messin de la fin du Moyen Age.

Un lot de closoirs vendu aux enchères à Narbonne

Un lot de 19 closoirs, déposés d’un plafond d’une maison de Lagrasse, a été mis en vente le 17 mars dernier, par l’étude de Me Meyzen, commissaire-priseur à Narbonne. Une publicité dans la Gazette de l’hôtel Drouot alerta des membres de la RCPPM qui a leur tour alertèrent la DRAC de Languedoc-Roussillon et le STAP (Service Territorial de l’Architecture et du Patrimoine) de l’Aude.

La RCPPM demanda un rendez-vous à Me Meyzen dont elle apprit quelques détails. Le propriétaire aurait souhaité vendre l’ensemble des closoirs ; ce ne fut pas possible, car des travaux au rez-de-chaussée avaient scellé certains closoirs dans l’enduit d’un mur ; on ne pouvait donc plus les détacher. La maison n’était pas protégée au titre des Monuments Historiques; rien ne s’opposait à leur vente, si ce n’est le caractère mutilant de cette vente. Me Meyzen avait pris en photo le plafond concerné avant dépose : l’organisation spatiale des closoirs n’était donc pas perdue. Il a aimablement communiqué ses photos à la RCPPM.

D’une certaine manière, le pire était évité. Me Meyzen n’avait pas choisi de disperser les closoirs en plusieurs lots. Restait à ne pas les laisser quitter la région et s’enterrer dans une collection privée. La DRAC est intervenue auprès de la ville de Lagrasse qui a tout de suite manifesté son intérêt. Avec une aide importante de la DRAC, elle a pu se porter acquéreur du lot à la vente.

Ces closoirs sont de très belle facture, on devine une main talentueuse, sous le noir de fumée qui en recouvre certains. Dans le lot vendu figurent de très beaux portraits, d’hommes et de femmes, jeunes et vieux, et des marques de marchand. Est encore en place une suite d’animaux fantastiques. Il reste évidement à étudier les deux plafonds décorés de cette maison. Peut-être la marque de marchand sera-t-elle un jour identifiée.

Il est tentant de dater les closoirs de ce plafond des environs de 1500. Il ne ressemble ni à celui de l’ancien presbytère ni à celui de la maison Sibra qui sont approximativement ses contemporains et renvoie à un atelier très puissant ou à des ateliers travaillant au même moment à Lagrasse.

Cette découverte renforce encore l’importance de Lagrasse dans l’art des plafonds peints. La ville de Lagrasse souhaite mettre en valeur ces nouvelles acquisitions qui rejoindront prochainement les collections de la « Maison du patrimoine de Lagrasse » installée depuis 2000 dans l’ancien presbytère.

Publication : Images oubliées du Moyen Age. Les plafonds peints du Languedoc-Roussillon

Quatrième de couverture :

Depuis une trentaine d’années, en même temps que se découvrait l’intérêt pour une histoire du cadre de vie, les plafonds peints des grandes demeures médiévales ont été tirés de l’oubli. Dans un décor d’ensemble d’un grand raffinement, de feuillages et de fleurs, s’insère une multitude de planchettes portant de décors très variés. Des blasons, parmi lesquels celui du maître des lieux, des animaux réels et fantastiques, des portraits et des scènes variées, souvent scatologiques ou crues, parfois violentes, y figuraient. La vanité du commanditaire et le rire y occupent une grande place. L’image, jusqu’alors réservée aux églises, est ainsi entrée dans la maison.

Cet art décoratif a ses règles propres : le trait et les couleurs doivent ressortir malgré la distance et le faible éclairage. Des peintres excellents mais anonymes, y ont travaillé avec leur atelier. Des mains moins expertes aussi.

Ces plafonds en images sont passés de mode ; les années les ont recouverts de suie ; des badigeons les ont occultés. On les retrouve aujourd’hui, tout particulièrement en Languedoc-Roussillon : historiens, architectes, restaurateurs se rassemblent à leur chevet pour en faire partager les splendeurs imaginatives.

L’ouvrage est disponible gratuitement à la DRAC du Languedoc-Rousillon (5 rue de la Salle L’évêque, Montpellier) ou auprès de la RCPPM (frais de port à acquitter) : plafondspeints@sfr.fr

Aussi, l’ouvrage est désormais accessible en ligne sur notre site internet dans la rubrique « Un patrimoine à découvrir – Pour une première approche« .

La restauration de Montagnac

L’association ARESP a réalisé une vidéo retraçant la restauration des plafonds de l’hôtel de Brignac, à Montagnac. Grâce à des prises de vue avant (lors d’une visite organisée par la RCPPM en automne 2009) et après restauration (pendant la visite organisée par les Amis de Montagnac en automne 2010), on voit ainsi le travail accompli par l’équipe menée par Claire Delhumeau.