{"id":4805,"date":"2021-11-16T18:29:06","date_gmt":"2021-11-16T16:29:06","guid":{"rendered":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/?p=4805"},"modified":"2021-11-22T22:35:25","modified_gmt":"2021-11-22T20:35:25","slug":"seminaire-la-imagen-medieval-en-el-presente-los-retos-de-la-restauracion-universitat-rovira-i-virgili-tarragona-17-et-24-octobre-2021","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/2021\/11\/seminaire-la-imagen-medieval-en-el-presente-los-retos-de-la-restauracion-universitat-rovira-i-virgili-tarragona-17-et-24-octobre-2021\/","title":{"rendered":"S\u00e9minaire : \u00ab\u00a0La imagen medieval en el presente : los retos de la restauraci\u00f3n\u00a0\u00bb, Universitat Rovira i Virgili, Tarragona, 17 et 24 novembre 2021"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\">Mercredi 17 et 24 novembre se tiendront les deux s\u00e9ances du s\u00e9minaire \u00ab\u00a0La imagen medieval en el presente : los retos de la restauraci\u00f3n\u00a0\u00bb, coorganis\u00e9 par Hugo Chatevaire (EPHE-URV-Casa de Vel\u00e1zquez, RCPPM), Voravit Roonthiva (URV) et Maria del Mar Valls (URV). Ces deux journ\u00e9es feront la part belle aux plafonds peints, qui seront l&rsquo;objet de plusieurs communications par des membres et collaborateurs de la RCPPM. <\/p>\n\n\n<h3>Pr\u00e9sentation du s\u00e9minaire :<\/h3>\n<h4><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-4807\" src=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Affiche-Seminario-URV-2021-211x300.png\" alt=\"\" width=\"263\" height=\"373\" srcset=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Affiche-Seminario-URV-2021-211x300.png 211w, https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Affiche-Seminario-URV-2021.png 451w\" sizes=\"auto, (max-width: 263px) 100vw, 263px\" \/>L\u2019image&nbsp;m\u00e9di\u00e9vale comme objet au c\u0153ur des rapports sociaux<\/h4>\n<p class=\"Textbody\">L\u2019image au Moyen \u00c2ge est ins\u00e9parable du support qui porte les motifs peints ou sculpt\u00e9s. Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019\u00e9l\u00e9ments architecturaux (charpentes, vo\u00fbtes, murs, colonnes, \u2026), d\u2019objets de d\u00e9votion (retables, livres d\u2019heures,\u2026), de mobiliers (mis\u00e9ricordes, coffres, tables, \u2026), la mat\u00e9rialit\u00e9 des images, tout comme le lieu qui les accueille, est essentielle pour comprendre la fonction de l\u2019iconographie m\u00e9di\u00e9vale. Ainsi un m\u00eame motif n\u2019a pas la m\u00eame fonction selon s\u2019il se situe dans la nef d\u2019une \u00e9glise, dans une salle d\u2019apparat aristocratique, sur un mur ou sur une charpente. Il s\u2019agit de comprendre l\u2019image comme un signe qui agit dans les rapports sociaux et dans un contexte, et non seulement comme un signe esth\u00e9tique d\u00e9sincarn\u00e9 ou un symbole auquel est attach\u00e9 un sens fixe et immuable. Entre des fonctions de protection, de valorisation sociale, de sacralisation, d\u2019intercession, de moralisation, d\u2019\u00e9ducation, chaque image agit dans la soci\u00e9t\u00e9 au pr\u00e9sent.<\/p>\n<h4>Une actualisation permanente de l\u2019image m\u00e9di\u00e9vale<\/h4>\n<p class=\"Textbody\">L\u2019image et sa puissance ne disparaissent pas avec l\u2019\u00e9poque qui les a produites. La soci\u00e9t\u00e9 qui les conserve, qui choisit de les restaurer, de les valoriser et de les promouvoir, de les mettre en sc\u00e8ne dans l\u2019espace public, ou au contraire de les cacher ou les oublier, r\u00e9interpr\u00e8te ces images, les actualise \u00e0 l\u2019aune des enjeux contemporains. A ce titre, dans nos soci\u00e9t\u00e9s contemporaines le rapport au Moyen \u00c2ge est signifiant et sans cesse mouvant, entre identit\u00e9 nationale fantasm\u00e9e, rejet d\u2019une \u00e9poque \u00ab&nbsp;obscurantiste&nbsp;\u00bb comme miroir noir de notre propre modernit\u00e9 \u00ab&nbsp;progressiste&nbsp;\u00bb, ou nostalgie d\u2019une \u00e9poque \u00ab&nbsp;enchant\u00e9e&nbsp;\u00bb avant la froideur de la modernit\u00e9 industrielle. Le choix de restaurer une image m\u00e9di\u00e9vale est donc un acte scientifique qui se situe au centre d\u2019enjeux bien souvent politiques. La restauration est tendue entre deux actualit\u00e9s, la fid\u00e9lit\u00e9 scientifique face \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019image au moment o\u00f9 elle fut produite, et la volont\u00e9 de rendre pr\u00e9sent ces images oubli\u00e9es en les valorisant selon des modalit\u00e9s et des enjeux contemporains. C\u2019est sur cette tension inh\u00e9rente \u00e0 la restauration que cette journ\u00e9e d\u2019\u00e9tude veut r\u00e9fl\u00e9chir.<\/p>\n<h4>Restaurer pour conna\u00eetre<\/h4>\n<p class=\"Textbody\">La restauration, de par sa pr\u00e9cision technique et scientifique, est un outil de savoir central et essentiel. Elle est un pr\u00e9alable n\u00e9cessaire \u00e0 toute \u00e9tude rigoureuse de l\u2019iconographie. Elle implique une analyse pr\u00e9cise de sa conservation, des diff\u00e9rentes interventions qu\u2019elle a connues, des mat\u00e9riaux et pigments utilis\u00e9s, de la mise en place d\u2019une nomenclature. Tous ces \u00e9l\u00e9ments sont pr\u00e9cieux pour dater, contextualiser l\u2019\u0153uvre, comprendre le processus de sa cr\u00e9ation, bref pour comprendre au mieux l\u2019image dans l\u2019actualit\u00e9 de sa cr\u00e9ation. C\u2019est pourquoi par la pr\u00e9sentation et l\u2019\u00e9tude de diverses restaurations sur une vari\u00e9t\u00e9 de support nous voulons mieux comprendre et partager les bonnes pratiques de la restauration, et associer de mani\u00e8re toujours plus fructueuse le restaurateur, l\u2019historien de l\u2019art, l\u2019historien et l\u2019arch\u00e9ologue.<\/p>\n<h4>Restaurer pour rendre pr\u00e9sent<\/h4>\n<p class=\"Textbody\">Au travail de restauration comme production du savoir nous voulons associer des r\u00e9flexions sur la mani\u00e8re dont elle actualise pour le pr\u00e9sent les images m\u00e9di\u00e9vales. A partir du XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le mot prend le sens en architecture de \u00ab&nbsp;remettre dans un \u00e9tat ant\u00e9rieur&nbsp;\u00bb. Nous voulons \u00e9tudier lors de cette journ\u00e9e les diff\u00e9rents choix de restauration, entre fixation de l\u2019\u00e9tat dans lequel l\u2019image a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte, recr\u00e9ation interpr\u00e9tative de son \u00e9tat originel, ou plus radicalement r\u00e9invention plus arbitraire et anachronique qui masque l\u2019image originelle. Tous ces choix doivent \u00eatre contextualis\u00e9s \u00e0 l\u2019aune des enjeux parfois politiques des programmes de restaurations, et \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s par une analyse de la mani\u00e8re dont ces images sont ensuite expos\u00e9es, valoris\u00e9es et promues, ou au contraire oubli\u00e9es. Nous voulons ainsi mieux comprendre comment cet outil du savoir qu\u2019est la restauration contribue \u00e9galement \u00e0 redonner aux images m\u00e9di\u00e9vales un pouvoir de m\u00e9diation dans notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n<p><strong>Informations pratiques <\/strong>: <\/p>\n\n\n\n<p>Tarragone, Universitat Rovira i Virgili, Facultad de Letras (Campus Catalunya)<\/p>\n\n\n\n<p>Mercredi 17 novembre : 11h-17h30<br>Mercredi 24 novembre : 9h-18h45<\/p>\n\n\n\n<p>Pour assister au s\u00e9minaire en distanciel, contacter : hugo.chatevaire@orange.fr  <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Seminario-URV.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Programme<\/a> <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Posters-Seminari-URV.pdf\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Posters-Seminari-URV.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Affiche<\/a> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mercredi 17 et 24 novembre se tiendront les deux s\u00e9ances du s\u00e9minaire \u00ab\u00a0La imagen medieval en el presente : los retos de la restauraci\u00f3n\u00a0\u00bb, coorganis\u00e9&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":4806,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[32,70],"tags":[],"class_list":["post-4805","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-colloques","category-assoc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4805","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4805"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4805\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4840,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4805\/revisions\/4840"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4806"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}