{"id":1907,"date":"2015-06-06T16:16:46","date_gmt":"2015-06-06T14:16:46","guid":{"rendered":"http:\/\/rcppm.org\/blog\/?p=1907"},"modified":"2019-07-02T10:14:33","modified_gmt":"2019-07-02T08:14:33","slug":"pieusse-le-donjon-des-archeveques-de-narbonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/2015\/06\/pieusse-le-donjon-des-archeveques-de-narbonne\/","title":{"rendered":"Pieusse, Le donjon des archev\u00eaques de Narbonne"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-1908 size-medium\" src=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie-300x225.jpg\" alt=\"Plafond de Pieusse, XIIIe-XIVe s. CC : PO. Dittmar\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie-300x225.jpg 300w, https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie-768x576.jpg 768w, https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie.jpg 1024w, https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/0R265096-copie-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Plafond du donjon du ch\u00e2teau de Pieusse, d\u00e9cor\u00e9 au XIIIe et au XIVe s. Motifs ornementaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h1>Adresse<\/h1>\n<p>Pieusse, Aude<\/p>\n<h1>Contexte historique<\/h1>\n<div class=\"page\" title=\"Page 11\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Ce\u0301le\u0300bre dans l\u2019histoire du Languedoc me\u0301die\u0301val pour avoir accueilli un concile \u00ab cathare \u00bb, Pieusse fut confisque\u0301 par le roi, puis restitue\u0301 aux archeve\u0302ques de Narbonne qui le conserve\u0300rent dans leur patrimoine. La pie\u0300ce mai\u0302tresse du cha\u0302teau est un donjon roman dont il est difficile de dire s\u2019il a e\u0301te\u0301 ba\u0302ti par les anciens seigneurs ou par l\u2019archeve\u0302que Pierre Amiel, ou son successeur Guillaume de La Broue. Il comportait quatre niveaux, chacun d\u2019un espace inte\u0301rieur de 10,50 m sur 6,50, avec un acce\u0300s exte\u0301rieur au deuxie\u0300me ; c\u2019est au troisie\u0300me niveau, e\u0301claire\u0301 par des baies ge\u0301mine\u0301es, que fut e\u0301tabli le de\u0301cor dont seul subsiste aujourd\u2019hui le plafond, singulier parmi les autres plafonds languedociens, et de tre\u0300s fugaces traces d\u2019un de\u0301cor mural.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h1>Description de la structure<\/h1>\n<div class=\"page\" title=\"Page 11\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>La charpente est \u00e0 solivage simple : 21 poutres allant de mur a\u0300 mur et portant des planches perpendiculaires. Le de\u0301cor en est poste\u0301rieur, \u00ab gothique \u00bb, peint sur un plafond de\u0301ja\u0300 en place, a\u0300 la diffe\u0301rence de la plupart des autres plafonds, dont la majorite\u0301 des pie\u0300ces a e\u0301te\u0301 peinte au sol. Autre diffe\u0301rence majeure : aucun closoir et par conse\u0301quent pas de sce\u0300ne historie\u0301e. Les joues des poutres sont gris sombre orne\u0301es d\u2019e\u0301toiles rouges, de faible force visuelle. Les ais sont colore\u0301s de rouge ; un de\u0301cor d\u2019e\u0301toiles et de blasons en a sans doute disparu. La palette actuelle de ce plafond est donc beaucoup plus rouge qu\u2019originellement : elle e\u0301tait initialement bien plus contraste\u0301e, notamment par des bleus vifs.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h1>Iconographie<\/h1>\n<div class=\"page\" title=\"Page 11\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Le de\u0301cor est fonde\u0301 sur l\u2019alternance de deux mode\u0300les. Le premier mode\u0300le (A) est compose\u0301 de quadrilobes jointifs, dont le centre est occupe\u0301 par un motif circulaire de couleur vive, entoure\u0301 de rinceaux stylise\u0301s ; une poutre sur fond rouge (A1), la suivante sur fond blanc (A2), le mode\u0300le B s\u2019intercalant entre les deux. Les motifs sont peut-e\u0302tre peints au pochoir, mais le trait de peinture est si vif qu\u2019il a peut- e\u0302tre e\u0301te\u0301 re\u0301alise\u0301 sur un trace\u0301 pre\u0301paratoire.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"column\">\n<p><a href=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Pieusse-de\u0301tail.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1909 size-large\" src=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Pieusse-de\u0301tail-542x1024.jpg\" alt=\"D\u00e9tail du plafond du ch\u00e2teau de Pieusse. CC: PO Dittmar\/RCPPM\" width=\"542\" height=\"1024\"><\/a><\/p>\n<p>Le deuxie\u0300me mode\u0300le (B) porte un de\u0301cor plus complexe, alternant deux motifs enserre\u0301s dans des cartouches. L\u2019un est ge\u0301ome\u0301trique, forme\u0301 d\u2019un carre\u0301 dont chaque co\u0302te\u0301 inscrit dans un quadrilobe, rehausse\u0301 d\u2019un vert lumineux. L\u2019autre repre\u0301sente, avec beaucoup de gra\u0302ce, deux oiseaux pose\u0301s sur un le\u0301ger branchage fleuri : les oiseaux se tournent le dos, mais ils se regardent et leurs becs oppose\u0301s rouge vif, soulignent cet affrontement.<\/p>\n<p>La composition ge\u0301ne\u0301rale du de\u0301cor est ba\u0302tie sur deux principes associe\u0301s : la line\u0301arite\u0301 des poutres A, que n\u2019interrompt aucun couvre-joint entre les ais du plafond et la disposition en damier des poutres B. En effet, le motif des oiseaux retrouve le me\u0302me emplacement sur la poutre, toutes les quatre poutres.<\/p>\n<p>Le motif losange\u0301 se retrouve a\u0300 Saint-Polycarpe et celui des oiseaux affront\u00e9s se retrouve sur le tombeau de la Pierre de la Jugie, archev\u00eaque de Narbonne mort en 1376. Le de\u0301cor est e\u0301labore\u0301 en plusieurs e\u0301tapes : un premier de\u0301cor peint sensiblement apre\u0300s la construction du plancher, puis un second de\u0301cor beaucoup plus fin et complexe, s\u2019ajoutant sur les poutre \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Pierre de la Jugie.<\/p>\n<p>Christophe Robert, Monique Bourin<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plafond du donjon du ch\u00e2teau de Pieusse, d\u00e9cor\u00e9 au XIIIe et au XIVe s. Motifs ornementaux. &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1908,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[22],"tags":[],"class_list":["post-1907","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-languedoc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1907","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1907"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1907\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3569,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1907\/revisions\/3569"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1908"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1907"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1907"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1907"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}