{"id":1890,"date":"2015-06-06T11:52:19","date_gmt":"2015-06-06T09:52:19","guid":{"rendered":"http:\/\/rcppm.org\/blog\/?p=1890"},"modified":"2019-07-02T10:36:54","modified_gmt":"2019-07-02T08:36:54","slug":"trebes-eglise-saint-etienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/2015\/06\/trebes-eglise-saint-etienne\/","title":{"rendered":"Tr\u00e8bes, Eglise Saint-Etienne"},"content":{"rendered":"<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n350 corbeaux d\u00e9cor\u00e9s aux XIVe si\u00e8cle avec une galerie de visages<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<h1>Adresse<\/h1>\n<p>Tr\u00e8bes, Eglise Saint-Etienne<\/p>\n<h1>Contexte historique<\/h1>\n<p>A quelques kilom\u00e8tres de Carcassonne, Tr\u00e8bes \u00e9tait une bourgade active qui comptait en 1340 plus de 400 feux, soit pr\u00e8s de 2 000 habitants. Les paroissiens se rassemblaient dans la grande nef \u00e0 six arcs diaphragmes de l\u2019\u00e9glise Saint-Etienne, nouvellement \u00e9difi\u00e9e. On en d\u00e9- couvrit la charpente en 1977, soutenue par 175 corbeaux traversant, peints \u00e0 leurs deux extr\u00e9mit\u00e9s. Ils furent sauv\u00e9s in extremis, lorsqu\u2019un employ\u00e9 municipal remarqua des peintures sur un morceau de poutre vermoulue.<\/p>\n<h1>Description<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Iconographie<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les 350 corbeaux sont d\u00e9cor\u00e9s. Au-dessus de chaque sujet, une fleur de lys est figur\u00e9e ; elles sont toutes diff\u00e9rentes, selon le principe de \u00ab vari\u00e9t\u00e9 \u00bb, fondamental \u00e0 l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. Sous la fleur de lys, figurent des animaux (dont 17 lions), des motifs v\u00e9g\u00e9taux et des figures humaines.<br \/>\nSur les corbeaux qui soutiennent la poutre centrale, plus larges, les personnages sont re- pr\u00e9sent\u00e9s accroupis. Des autres, on ne voit que le cou et le visage. Une soci\u00e9t\u00e9 diversifi\u00e9e y est peinte : hommes et femmes y sont figur\u00e9s en nombre \u00e9quilibr\u00e9, pr\u00e9lats et clercs, rois et che- valiers (7 cas), moines et religieuses, riches et pauvres. Les diff\u00e9rences sociales sont marqu\u00e9es par le v\u00eatement. Les personnages sont cern\u00e9s de noir selon un trac\u00e9 s\u00fbr : les cheveux ondul\u00e9s, les barbes de certains, les rides et les fossettes, le d\u00e9tail des coiffures font de chaque buste un personnage diff\u00e9rent des autres. Seules les couronnes des rois sont strictement identiques. Mais aucune armoirie, aucune l\u00e9gende ne permet de les identifier. Ce ne sont pas des individus qui sont repr\u00e9sent\u00e9s, mais l\u2019image globale d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, per\u00e7ue comme essentiellement vari\u00e9e. Certaines figures grima\u00e7antes, sont peut-\u00eatre l\u00e0, tout en haut de la nef, pour prot\u00e9ger du mal, \u00e0 la mani\u00e8re des gargouilles \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des \u00e9glises.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Trebes-D\u00e9tail.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-1892\" src=\"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Trebes-D\u00e9tail-1024x884.png\" alt=\"Trebes, D\u00e9tail\" width=\"584\" height=\"504\"><\/a>Plusieurs ateliers ont travaill\u00e9 \u00e0 cet ensemble. Le premier est intervenu dans les dix premi\u00e8res trav\u00e9es \u00e0 partir du ch\u0153ur ; un style commun y pr\u00e9vaut. Visage ovo\u00efde, nez droit, yeux en amande, l\u00e8vres et pommettes rouges : on y reconna\u00eet cependant deux mains, l\u2019une plus attentive aux traits du visage et \u00e0 son model\u00e9, l\u2019autre aux d\u00e9tails du costume, l\u2019une et l\u2019autre talentueuses. Les peintures du second atelier sont plus d\u00e9pouill\u00e9es et moins vari\u00e9es, m\u00eame s\u2019il s\u2019essaie, assez maladroite- ment, au portrait de profil ou de trois quarts.<\/p>\n<div class=\"page\" title=\"Page 3\">\n<div class=\"layoutArea\">\n<div class=\"column\">\n<p>Monique Bourin<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>350 corbeaux d\u00e9cor\u00e9s aux XIVe si\u00e8cle avec une galerie de visages<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1892,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[22],"tags":[],"class_list":["post-1890","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-languedoc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1890","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1890"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1890\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3587,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1890\/revisions\/3587"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1892"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1890"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1890"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rcppm.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1890"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}